Sans craindre le ridicule, le 30 mars dernier, Nicolas Sarkozy a « un peu » comparé, le « traumatisme » créé en France par la triste équipée du fils Merah à celui qui suivit aux Etats-Unis les attentats du 11 septembre. C’est faire beaucoup d’honneur à un petit voyou. Les crimes de Merah s’inscrivent, quoi qu’en disent les politiques et les journalistes, dans une continuité ouverte dans les années quatre-vingt-dix par l’affaire Kelkal, autre voyou de banlieue converti à l’islamisme en prison. Une petite différence entre eux illustre l’évolution de notre société : Kelkal était natif de Mostaganem, en Algérie ; Merah, lui, est né en France, ce qui a permis à Claude Guéant de le présenter